Mon blog parle entre autre de mon premier livre "Lettre à un ami en souffrance spirituelle" qui a pour thèmes principaux le développement personnel, la spiritualité et l'ésotérisme
Venez découvrir le livre "Docteur Malard ou la fuite mystérieuse" de Justine MERIEAU dans la catégorie "Roman" :
Ce livre est disponible sur le catalogue "Rezolib" de REZOBOOK.
Résumé "Rezolib" :
Synopsis
On se souvient du fait divers relatant la disparition d’un certain médecin acupuncteur de la région de Caen, disparu soudainement sur un voilier loué à Saint-Malo en août 1999… Le praticien était accompagné de ses deux jeunes enfants.
L’affaire fit alors grand bruit et prit des allures de feuilleton durant des semaines, à la radio et la télévision. À ce jour, cette disparition compte parmi les énigmes du vingtième siècle. Malgré de nombreuses recherches, on ne sait toujours pas ce qui s’est réellement passé dans cette famille…
Le roman, même s’il n’est que fiction, retrace cette sombre histoire en s’appuyant sur les faits réels. Il en donne une certaine version, notamment sur ce qui aurait pu arriver à la femme du médecin, dont on retrouva des traces de sang au domicile des époux, ainsi qu’aux deux enfants. Puisque le crâne de la fillette fut un jour remonté dans les filets d’un chalutier…
Une histoire mystérieuse et troublante, pleine d’émotion. Un drame passionnel… Pour lecteurs sensibles et curieux.
Extrait
Chapitre III
Le mardi 31 août 1999, soit le jour « J » moins un, au cabinet du docteur Malard, situé au premier étage d’un immeuble ancien de la ville de Caen, l’ambiance entre le médecin et sa femme, présente ce jour-là, était plus tendue que jamais. Heureusement, il y avait affluence de patients…
Marion et Yvan s’affairaient chacun de leur côté et il était impossible à quiconque de deviner la situation. Pourtant, il régnait une tension quasi électrique entre les époux. Mais ils étaient les seuls à la ressentir. Et chacun d’eux savait pertinemment que lorsque la porte du cabinet se refermerait sur le dernier patient, l’inévitable explication aurait lieu. Il ne pouvait en être autrement, c’était obligatoire ; le grand départ annoncé devait avoir lieu le lendemain…
Le climat était explosif. Trop de non-dits, trop de faux-semblants s’étaient accumulés. Tous deux en étaient parfaitement conscients. Et puis, il était encore temps de crever l’abcès, c’était même d’une nécessité impérative, vu l’urgence… Pour, peut-être, y voir ensuite un peu plus clair.
« Alors, au revoir, monsieur Amaury ! N’oubliez pas votre prochain rendez-vous ! Je l’ai noté sur votre ordonnance. Oui, c’est ça… c’est dans huit jours ! À bientôt ! », dit Marion, se forçant à sourire naturellement à ce patient qui se faisait soigner depuis plusieurs mois par son mari.
La porte se referma sur lui. Silence total. C’était le dernier client…
Marion éteignit son ordinateur, nota quelques informations indispensables, rangea son bureau, alla refermer quelques tiroirs et portes de placards. Puis elle s’affala sur son fauteuil en regardant fixement devant elle, les yeux rivés au mur, se forçant à l’immobilité, à la détente. Elle se voulait calme, mais son calme était feint, elle ne l’était qu’en apparence. En fait, elle était totalement crispée et bouillait intérieurement… Sa nervosité était rentrée, de celles qui explosent lorsqu’il y a un trop plein retenu depuis trop longtemps.
Elle réfléchissait à toute allure. Tout ceci était grotesque… Partir ! Tout quitter ! Avec des enfants encore petits ! N’importe quoi ! Sans qu’Yvan ne tienne vraiment compte de ce qu’elle-même lui disait, de ce qu’elle voulait réellement ! Elle était en colère. Déçue, aussi. Pourquoi Yvan ne voulait-il pas assumer ? Prendre ses responsabilités, comme tout mari et père normal ?... Ses ennuis étaient énormes ? Soit ! Elle le savait, et en souffrait suffisamment… Mais prendre la fuite !
Parce que c’était une fuite, ni plus ni moins. Et ça, elle ne le supportait pas…
Cependant, elle ne croyait qu’à moitié qu’il allait mettre son projet à exécution. Ce n’était tout de même pas possible… Et puis, partir à l’aventure à leur âge ! Certes, ils n’étaient pas vieux, mais quand même ! Ils n’avaient plus vingt ans ! Ni même trente… À leur âge, il fallait savoir être raisonnable, surtout avec charge d’enfants… Il fallait savoir garder l’acquit et ne pas lâcher la proie pour l’ombre.
« On sait ce qu’on perd, mais on ne sait pas ce qu’on trouve… », se répétait Marion, qui trouvait ce vieil adage très sentencieux.
De toute façon, si Yvan était assez fou pour ne pas y renoncer, elle ne le suivrait pas… Surtout ne sachant pas s’il serait bien de retour pour rendre le bateau à la fin de la location, soit le dimanche 5 septembre… Il ne serait tout de même pas assez malhonnête pour ne pas ramener le bateau à la date prévue ? Et le lundi, c’était la rentrée des classes…
Vu tout ceci, dans l’expectative il ne serait pas question non plus qu’elle le laissât emmener les enfants, pour un peu qu’il décide de s’enfuir avec eux…
« Ça, sûrement pas ! », cria-t-elle malgré elle.
Et elle se disait en même temps que voyant cela, il ne partirait sans doute pas tout seul…
La porte s’ouvrit tout à coup, la faisant sursauter.
- « Marion… cette fois, il faut qu’on parle sérieusement… Le temps presse, maintenant !"