Mon blog parle entre autre de mon premier livre "Lettre à un ami en souffrance spirituelle" qui a pour thèmes principaux le développement personnel, la spiritualité et l'ésotérisme
Venez découvrir le livre "Petite musique en rouge" de Annie MURAT dans la catégorie "Roman" :
Ce livre est disponible sur le catalogue "Rezolib" de REZOBOOK.
Résumé "Rezolib" :
Synopsis
C est un homme qui saurait aimer, un homme avec des roses au bout des doigts, mais il l’ignore.
Il sait peu de choses de lui-même et lorsqu’il découvre qu’il est un autre, il n’en est pas plus étonné que cela. La seule chose qui lui parait étrange, c’est ce nom, qu’il porte désormais, et cette phrase qu’il a prononcée au moment le plus inattendu :
– Je m’appelle Schmutzle. Je suis violoniste.
Le plus extraordinaire, c’est qu’il n’a jamais touché un violon, même du bout des doigts ; il n’a jamais assisté à un concert et ne possède pas de disques. Pour tout dire, il ne s'intéresse absolument pas à la musique.
Extrait
petite musique en rouge (extrait)
A cette nuit de débauche succède, expiation librement consentie, une période de parfaite conformité aux règles établies et scrupuleusement respectées depuis toujours : régime alimentaire très strict bien qu'aucune éruption n'ait sanctionné les excès commis, ponctualité méticuleuse et parfaite courtoisie à l'égard du chat qui devra cependant réintégrer sa couche personnelle, le mitan du lit semblant désormais attribué au nouvel occupant, bien que celui-ci ne paraisse pas en mesure de faire respecter ses prérogatives. Quant à S. il se contentera du canapé du salon, pour des nuits très courtes, très agitées, entrecoupées de longues insomnies.
Il se lève fréquemment, ouvre la porte de sa chambre et entre sans allumer la lumière. Il avance en retenant son souffle, s'approche du lit, très ému, et reste là, immobile. Puis il retourne se coucher au salon sans oublier de refermer la porte derrière lui.
Durant une longue semaine, celle-ci restera close. Cette période d'abstinence qu'il vit comme une sorte de cure de désintoxication prend une tournure nouvelle, et tout à fait déterminante une certaine nuit.
La faute en incombe à ce couple enlacé contre une voiture mal garée sur le trottoir, ce qui l'a obligé à se faufiler contre le mur. Malgré sa gêne, son irritation même devant un tel manque de pudeur, il a dû frôler les amoureux indifférents à sa présence. C'est ainsi qu'à son corps défendant, il s’est trouvé, un instant, baigné dans le parfum de la femme, comme si c'était lui qui enfouissait son visage dans la chevelure brune. Embarrassé, il se serait excusé sur-le-champ si l'homme dont il volait ainsi, bien malgré lui, mais avec grande jouissance, la propriété peut-être provisoire, lui en avait demandé raison. Mais celui-ci ne s’est sans doute pas même aperçu de sa présence. N'empêche, le mal était fait. Il y avait eu rapt, et consommation voluptueuse de parfum de femme. Le bourdon de la cathédrale a eu beau s'évertuer, gronder et menacer, lançant ses vagues de sons comme des masses d'arme tout au long du boulevard, et jusque dans la petite rue, il n'est pas arrivé à ôter des lèvres de monsieur S. un certain sourire.
Les cloches l’ont abandonné comme il franchissait le porche. Avec elles, le souvenir de cet instant de trouble, et lorsqu’il a ouvert la porte de son appartement, il avait oublié. Mais quand est venue l'insomnie qui hache ses nuits, il s’est levé, est entré dans sa chambre et a commis l'acte insensé qui va le réduire en esclavage.